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  • : L'imagination en elle-même est une critique de la convention
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  • : Des jeux de rôles, un peu de création, des trucs à regarder ou écouter, des bouts de vie, et de vagues réflexions sur cette dernière
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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 20:44

 

Première fournée de PJs pour un campagne de "supers", avec le systême Icons (manque la carac Combat, qui me parait pas primordiale, faire la moyenne de Force et Coordination si besoin), qui débutera... dans une maison de repos psychiatrique.

 

En dehors de l'origine des pouvoirs, la grande question était  de trouver la raison  sensée fédérer les joueurs une fois que le surnaturel surviendraitt dans leur vie

Les critères idéaux  étaient donc :
-Lien fort (même lieu d'habitation, de travail)
-Relative exclusion sociale, plutot subie que volontaire, ne faisant pas d'eux des citoyens exemplaires/crédibles
-Une inclinaison générale non mauvaise/chaotique  

Parmi les idées :
-la maison de retraités façon cocoon (qu'il faut que je regarde), (mais si je me retrouve avec un public jeune, ça peut déplaire...)
-la fourgonnette de taulards à la prison break (mais pas évident à souder les uns aux autres une fois sortis de taules, et peu de chances qu'ils tournent du bon côté)
-les délinquants mineurs en travaux d'intérêts généraux, comme dans Misfits (mais là, ça ne peut qu'être trop pompé)
-le pensionnat religieux/ l'équipe de scout... (bon, c pas ma tasse de thé le bon dieu)
-l'équipe de cadres en voyage d'intégration/survie (mais individus crédibles/insérés dans la société)
-le groupe de bikers (sons of anarchy avec des boules de feu ?)
-etc.. etc...

 

Et puis bon, j'ai pensé à la maison de repos psychiatrique (le truc dont si j'ai bien compris, on peut sortir librement, un genre de pension avec un personnel adapté et à l'écoute).

 

Vla donc les 2 premiers tordus (sur 5)

 

Nom : Sylvain Benamou

Date de naissance : 02/06/1975

Situation de famille : célibataire sans enfant

Emploi : cadre informatique, actuellement en congé sabbatique

Famille proche : mère décédée, père inconnu (donneur anonyme)

Amis proches : collègues de travail

Trouble diagnostiqué : dépression à tendance suicidaire

 

Madame Benamou n'a jamais démérité. Soucieuse de plaire à son père, qui n'a jamais connu la joie d'avoir un fils, Magui a endossé ce rôle, devenant une femme d'affaire acharnée, un grand nom du rachat de société en faillite. Mais pour la question d'apporter des petits enfants à son père, elle était en retard sur ses 2 autres soeurs. Son travail ne lui laissait guère de temps pour la gaudriole et, castratrice à souhait, elle faisait légitimement peur à ses collaborateurs.

 

A tout problème une solution, et se fut l'insémination artificielle, un donneur sain, bien bâti, intellectuellement développé, tout ne pouvait que bien se passer. Sylvain naquit 9 mois plus tard, muni d'une tignasse blonde, d'yeux bleus et d'une peau bien pâle. Pas d'erreur dans les fichiers de la banque de sperme, juste les aléas de l'adn.

 

Mais il ne serait pas dit que Magui Benamou serait une mère indigne, et malgré la distance que la naissance du bambin entraina avec le reste de la famille, tant pour son apparence évocatrice pour un grand père rescapé de la Shoah que pour son mode de conception, jugé non naturel, Sylvain ne manqua de rien. En fait il eut même trop, sa mère transmettant tout son amour à un être unique, tout en le gérant comme elle gérait ses affaires.

 

Si bien que 34 ans plus tard, Sylvain, un gars costaud, intelligent, entreprenant, cadre informatique dans une boite réputée... mais vit toujours chez maman. Les filles n'ont jamais été au programme (« ta mère ne te suffit pas  ?! moi qui me suis saignée aux quatre veines pour t'élever dans le droit chemin ? ») et pas question de trainer après le travail, maman, désormais retraitée, l'attend de pied ferme sur le perron.

 

Seulement voilà, a plus de 70 ans et relativement stressée de la vie, Magui n'était pas sur le perron de la villa à guetter son fils ce soir là, elle était étendue de tout son long sur le tapis du salon, morte d'une rupture d'anévrisme.

 

C'est un Sylvain effondré qui, après avoir mené à bien les cérémoniels d'usage et une fois la famille repartie, tenta de se suicider en ingurgitant un cocktail médical issu de la pharmacie de sa mère. Hélas pour lui, sa constitution vint à bout des médicaments sans intervention extérieure, et n'eut été sa deuxième tentative de suicide, en se tranchant les veines cette fois, il n'aurait jamais eu à confier cette anecdote à autre que son estomac sévèrement endommagé par les médicaments.

 

Sylvain à l'hopital, Sylvain recousu, Sylvain reparti chez lui, seul, en pantoufles, sans même savoir laver son linge, sans vouloir retourner à son travail (ce dont son compte en banque peut largement s'accommoder). Il admettra rapidement qu'il ne peut faire face à la situation et se trouvera une chambre dans la première maison de repos venue. Là il essaye de reprendre pied dans une vie privée du seul et unique repère auquel il était habitué.

 

Force 5

Coordination 2

Intellect 4

Sens 3

Volonté 3

 

Spécialités : Informatique

 

 

Nom : Sarah Fertun

Date de naissance : 01/10/1978

Situation de famille : Célibataire

Emploi : Caissière chez Mammouth

Famille proche : Mère

Amis proches : 2-3 relations superficielles avec des collègues du boulot

Trouble diagnostiqué : Dépréciation de soi avec tendance à la paranoïa et à la fabulation

 

Elevée par une mère féministe, reportant tous les blâmes sur le dos d'un père les ayant abandonné (qui, de l'oeuf ou de la poule, est responsable...), Sarah a été élevée dans le mépris de l'homme, violeur et oppresseur par excellence, mépris qui c'est mué avec les années en crainte.

 

Peu brillante dans ses études, elle les arrêta après le lycée pour aider sa mère, auto-entrepreneure de peu de succès, tout en continuant de vivre avec elle. Convaincue par sa mère par les enseignements de sa mère que d'une, les hommes étaient des salauds, et que de deux elle ne faisait rien pour aider sa mère (en conséquence de quoi elle devait être une bonne à rien), Sarah ne put que se déprécier avec force. Hanches trop larges, poitrine absente, trop grande, trop pâle,... normal que personne ne veuille de moi, se disait-elle.

 

S'en suivra une phase de repli sur elle, sa mère seule, le poison à l'origine de tout, pouvant se glisser dans sa bulle et se fortifier elle en rabaissant sa fille et en la réduisant à l'état d'esclave domestique (à défaut d'un homme à qui s'imposer).

 

Quelque tentatives de contact avec la gent masculine , davantage fantasmées que réelles (comme idéaliser le prof du moving ou l'inconnu du train, et en attendant que celui-ci fasse le premier pas vers elle) n'auront fait que la renforcer dans son attitude à leur égard, tandis que les rendez-vous organisés par ses copines la voyait plongée dans le plus profond des mutismes.

 

Peu après ses 30 ans, et peut-être tiraillée par l'envie d'enfanter que ses copines avait déjà assouvie pour la plupart, elle interpréta les avances du responsable du rayon électro-ménager comme du harcèlement sexuel. Le procès qui s'ensuivit fût une terrible humiliation, les preuves et les témoignages sans appel affluant pour contester ses farouches affirmations.

 

La question de son licenciement était à l'ordre du jour quand elle sombra dans la catatonie et dû être hospitalisée d'urgence. A son retour à la « normale » elle fût diagnostiquée comme instable et une enquête sur sa mère suivi ses entretiens avec un psychiatre. Pendant ce délai, elle est consignée en maison de repos psychiatrique, couverte partiellement par sa mutuelle encore valable. Mais sortir est synonyme de nombreuses épreuves : affronter sa mère, affronter les factures de la maison de repos, affronter le retour au travail, voir affronter le licenciement. Autant de raisons qui psychosomatiquement la rende actuellement incapable de quitter les lieux.

 

 

Force 3

Coordination 4

Intellect 3

Sens 4

Volonté 3

 

Spécialités : Doctissimo ?

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Published by Kalysto - dans Jeux de rôles
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