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  • : L'imagination en elle-même est une critique de la convention
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  • : Des jeux de rôles, un peu de création, des trucs à regarder ou écouter, des bouts de vie, et de vagues réflexions sur cette dernière
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 20:57
Pas vraiment sa place dans egocentrisme parce que çe ne me touche pas directement là maintenant, mais parce que ça relève des cogitations pseudo-intellectuelles et parce qu'on y est tous confrontés au sein du couple.

Quand il arrive qu'au sein d'un couple un comportement de l'autre soit trop en inadequation avec notre manière de fonctionner ou avec les projets d'avenir, commun ou personnel, une fois la chose clairement exprimée à l'autre, il arrive qu'il n'y ait pas de réaction ou de solution qui soit proposée à courts termes.

Le constat de la gêne vient de nous, mais la possibilité de changement est uniquement entre les mains de l'autre. Le sujet peut être remis sur le tapis, sans que les choses avancent. Cela revient juste à remuer un couteau dans une plaie, ou a provoquer la soupe à la grimace.

Au final, en l'absence de réaction de l'autre, il nous reste que deux choix possibles :
-la résignation (que j'appelerai bien "concession", mot si cher aux gens en couple qui considèrent ça comme normal), à savoir qu'on accepte, qu'on se fait une raison, qu'on sait que ça changera pas
-l'ultimatum, qui montre que si on obtient pas gain de cause, on est pret à tout arrêter

A partir du moment où l'on a choisi une de ses deux voies, je pense qu'on a perdu un bout de l'amour qu'on a pour l'autre. Pire encore, C irréversible, car le changement s'il survient (principalement en cas d'ultimatum) survient déjà trop tard... et n'a plus de réelle valeur.

Alors si d'aventure vous sentez poindre en vous ce choix difficile, mais que votre voie n'est pas encore choisie, dites vous que vous avez encore la possibilité de trouver une solution à deux, avant qu'il ne soit trop tard.

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commentaires

XXL 20/11/2007 21:28

Personnellement je trouve que quelqu'un ne faisant pas des concession, que ce soit dans un couple ou dans la société en générale se montre d'un égoïste hors pair.En effet, le prince charmant n'existant pas (et oui, ca ne sert qu'à endormir les petites filles), un couple ne peut bénéficier d'une harmonie parfaite et il existe toujours des divergences d'opinion, ceux qui pensent le contraire seront malheureux toute leur vie, ne trouvant pas leur utopie, mais en plus rendront malheureux leurs partenaires.
Il faut donc parler des ces divergences à la personne concernée et non pas à un tiers aux intentions plus que douteuses....et au cas où vraiment elles deviennent trop grandes, il faut alors etre claire, et non pas faire semblant pour une raison X ou Y, qui fera tomber l'autre d'on ne peut plus haut.
En effet, quand on parle de vie commune, de futur commun pour se faire jeter quelque jours plus tard, voire quelques heures, il y a vraiment de quoi se poser des questions, ne pas comprendre pourquoi ca arrive, mais l'eplication arrive bientot et la rage apparait : la tiers personne a donné son opinion, qui est loin d'etre objective.Et cette rage ne peut que durer, non pas envers la personne qui a encouté les belles paroles et s'est laissé berner, mais envers le tiers qui a su se montrer assez sournois pour arriver à son but.....
A bon entendeur....

Kalysto 22/11/2007 15:03

En guise d'entame, je souhaiterai le bonjour à ton nombrilisme, qui te permet de te croire visé directement par mon post. Il s'avère qu'il est inspiré par les déboires sentimentaux d'une ex qui, à la différence de la tienne, n'a pas encore dépassé le point de non retour, ce point où l'on a perdu une part des sentiments que l'on portait pour l'autre. Ah oui, comme je suis un enfoiré, il parait bien évident que je quitte souvent mes exs en bon termes et qu'il soit possible d'avoir des discussions construites et constructives aussi bien sur le passé que sur l'avenir de nos vies respectives. 
Ensuite, je te félicite pour ton courage d'oser parler publiquement de choses privées sous couvert de faire un commentaire  sur mon blog (faut bien trouver un prétexte). A moins en fait que tes capacités à résoudre tes problèmes en privé ne soit quelque peu restreintes, et qu'il soit plus facile de se faire passer pour une victime innocente aux yeux d'un large public, si possible en ciblant des endroits où des proches sont suceptibles de passer et de bien imprimer le message "Regardez le monsieur il est méchant, plaignez moi, je ne peux pas lutter contre lui, comme le grand garçon que je suis sensé être devrait le faire".
Or donc je commente maintenant tes propos. Jusqu'ici je suis resté "à ma place" en respectant son souhait de te garder auprès d'elle, et je n'ai pas communiqué directement avec toi parce que vos histoires et vos problèmes de communication ne me concerne pas. Maintenant tu viens "chez moi", pour me chier dans les bottes, là, question de territorialité, ça va me poser un problème. Je répondrais par des généralités, des avis sur les sujets que tu évoques. N'y voit pas d'aigreur ou de rancoeur à ton égard, tu ne m'as rien fait, j'essaye de ne pas porter de jugement sur toi. Tu as ton point de vue, un son de cloche, tout comme moi j'ai un seul son de cloche, ce qui m'incite à tempérer mes avis plutot qu'à tirer des conclusions hatives.
Pour les concessions : Il y a des choses sur lesquelles on passe outre, parce que ce sont des détails, des choses qui au final ne comptent pas dans la vie de couple au quotidien, des choses dont on se fout. Et il y a des éléments plus importants, des choses qui correspondent à ce que l'on est en profondeur, à notre nature propre. Se perdre soi même, oublier ce que l'on est, ce que l'on veut vraiment, et donc indirectement ce que l'on attends de l'autre, c'est un des risques dans le couple. Par peur de perdre un confort, une sécurité, une routine rassurante, on peut oublier qu'on s'éloigne chaque jour un peu plus de ce qu'on voulait, ou de la manière dont on voulait que les choses se passent. Clairement je ne suis pas en faveur de concessions qui vont en ce sens.
Le prince charmant n'existe pas, entre autre parce qu'une femme aurait bien du mal à dresser un portrait non contradictoire du prince charmant, il devrait être fort, mais faible aussi, bref il devrait être tout et son contraire. Au final on est ce qu'on est, et on est seul à pouvoir décider si on veut essayer de changer pour soi, parce qu'on veut essayer d'être meilleur (ou pire), bref d'être mieux dans sa peau, d'essayer de coller avec ce qu'on pense qu'on est. Et il faut être réaliste, tout le monde ne peut pas coller avec ce qu'on est ou ce qu'on tente d'être.
Reconnaître ce fait c'est se condamner à une longue solitude potentielle, en attendant de trouver quelqu'un qui peut prendre conscience de ce qu'on est et être intéréssé par ça.
Nier ce fait, c'est se voiler la face, c'est croire que tout va bien alors que les fondations sont bancales, basées sur des incompréhensions, des malentendus, des non dits, la précipitation des débuts, une passion qui s'évanouit vite. Et sans fondations, pas moyens de bâtir.
Au final qui fait plus de mal : celui qui accepte d'être seul plutot que mal accompagné, ou celui qui veut croire que tout va bien en se voilant la face ?
En parlant de bâtir, et en restant dans le domaine du voilage de face, ça me remémore que beaucoup de gens tiennent ensemble de par leur passé (moments vécus ensemble, etc...) ou par leur avenir potentiel (les projets communs, les "on va faire ci on va faire ça"), belles illusions qui permettent d'oublier qu'aujourd'hui ça va pas, mais qu'il y a de bonnes raisons de tenir. Sauf qu'en théorie, aujourd'hui, il faudrait bosser à deux pour le bâtir ce "lendemain meilleur", plutôt que de simplement en parler pour avoir un truc à quoi se racrocher.
Maintenant on passe à la partie communication au sein du couple (ou entre individus)
Pour pouvoir causer, il faut quelqu'un qui soit pret à parler et quelqu'un qui soit pret à écouter.
Pour être pret à parler il faut déjà être conscient du malaise et arriver à le formuler. Déjà ça c'est dur, ça demande une grande capacité d'analyse de soi-même, et pour admettre les choses, il faut souvent arriver à les formuler à l'oral à l'écrit. Ca aide à voir si le raisonnement tient la route, si on a pas laissé des impasses inexplorées. Et cette phase de réalisation, c'est quand même mieux si on a quelqu'un pour écouter, voir même pour nous guider parce qu'on arrive pas à trouver les mots.
Idéalement C le conjoint(e) qui remplit ce rôle. Mais ça n'est pas toujours possible : mes fameuses histoires de concessions, de ne pas assumer ce qu'on est, reviennent sur le tapis : on ose pas toujours tout dire à l'autre parce qu'on a peur de sa réaction (rejet, refus d'écouter, etc..) donc on apprends à faire en se taisant.. en attendant que les choses changent d'elles-même, en croyant que l'autre va comprendre de l'ui même, ou réagir, ou quoi que ce soit qui puisse changer l'aspect stagnant de la situation.  
Donc une fois qu'on a réalisé que quelque chose ne va pas, puis admis qu'il y a un problème, puis arriver à  le situer, trouver les mots pour l'exprimer, avec plus ou moins d'exemples ou d'argumentations, là on peut aller causer à l'autre.
Encore faut-il qu'il sache écouter, à savoir : attendre que l'autre ait fini de parler avant de s'y mettre à son tour, aider l'autre à trouver ses mots, prendre le temps nécessaire pour digérer les choses et en reparler à tête reposée avec une argumentation ou des questions.
Comportement à éviter : le braquage, le déni, l'engueulade directe. Quand on est habitué à affronter ça quand on soulève un problème, on peut dire que c'est pas bien encourageant et qu'à plus ou moins long termes, ça deviendra un problème en soi, à rajouter aux autres qu'on ose plus mentionner.
On en arrive au dernier point : l'incompréhension, phénomène normal issu du manque de communication d'une part et de l'absence de remise en cause de soi d'une autre.
Attribuer l'échec d'une relation aux éléments extérieurs est une solution de facilité, puisqu'elle évite d'avoir à se dire '"qu'est-ce que j'ai fait/pas fait", "qu'est-ce que j'ai loupé en chemin". Classiquement on accuse le 3ème larron de tous les maux. Plus objectivement (mais plus rarement aussi) et au cas où le/la partenaire n'a pas été honnête assez directement on lui en veut à lui/elle. Encore plus rares sont ceux qui cherchent à savoir ce qui a merdé, ce qui aurait pu être changé, dans quels délais, et quelles sont les conclusions à en tirer pour soi et son futur à soi. En gros savoir s'il y a là matière à grandir ou si c'est juste une erreur de parcours, qu'on a rien à se reprocher, et que C nous qui avons raison de nous comporter ainsi.
On tracera un parallèle entre l'attitude de non remise en question et celle de "l'égoiste qui ne fait pas de concessions" tel que tu le conçois. Dans les deux cas, on a quelqu'un qui considère que sa voie est la bonne, et que tous les autres se trompent et se fourvoient...