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  • : L'imagination en elle-même est une critique de la convention
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  • : Des jeux de rôles, un peu de création, des trucs à regarder ou écouter, des bouts de vie, et de vagues réflexions sur cette dernière
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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 20:10
Connaissant mes préoccupations existentelles, ma ptite collègue m'a passé la copie d'un article extrait de Cosmopolitan 191 (Nov 2005) parlant grosso modo de la signification du "je t'aime" tel qu'elle est exposée dans le bouquin d'une psychiatre, Catherine Bensaid.

La signification est découpée en 5 échelons progressifs, chacun lié à la manifestation d'un sentiment, à une facette de l'amour...
1-je t'aime=j'ai besoin de toi (vite transformé en j'ai besoin de n'importe qui)
2-je t'aime= je suis folle de toi (le côté passionnel et son revers possessif)
3-je t'aime= j'ai envie de toi (le côté désir physique)
4-je t'aime=je te dis tout (ou l'amitié et la confiance en amour)

Initialement je n'ai pas lu ces chapitres, tout simplement parce qu'ils sont pour moi évident maintenant. La question était donc "j'en suis au 4 ou au 5 ?". J'ai donc lu le chapitre suivant (je t'aime=je t'aime), bon là j'ai fini en larmes dans le bus, parce que les mots que je vais mettre en dessous j'aurais pu les écrire, enfin surtout je les ai écrits sous des dizaines de formes et de développements.

"C'est en tentant d'aimer qu'on apprend le faire de mieux en mieux. Ceux qui y réussissent ont apprivoisé les étapes précédentes. Ils ne sont plus des enfants capricieux : s'ils ont besoin de l'autre, ils se le disent sans rien imposer. Ils ont compris qu'on est pas obligé d'avoir mal pour aimer. Ils ont appris à se parler : les difficultés, ils les résovlent ensemble. Ils acceptent les défauts de l'autre en usant de compréhension et de dialogue. Ils donnent parce qu'ils en ont envie sans attendre de preuves, cadeaux ou réassurance immédiate. Et ils savent recevoir"

Voilà, j'en étais arrivé là, j'ai touché ça du doigt, même si la réalisation de cet état ne s'est produite qu'après séparation en bon termes et discussions d'après "couple officiel". Je suis devenu meilleur que je ne l'avais jamais été. J'ai été heureux.

Qui sont les gens à plaindre : ceux qui n'en sont jamais arrivés là (on aura du mal à me faire croire qu'ils ne consituent pas la majeure partie de la population) ou ceux qui ont connu ça, mais ne l'ont plu ? Comment croire qu'on va pouvoir revivre ça ? Tomber sur quelqu'un ayant la même maturité sentimentale, et tout en ayant un feeling, une alchimie, le truc qui fait que oui, il y a le bon terreau pour qu'un amour germe et pousse. J'ai peur de ne plus aimer, de ne plus pouvoir utiliser ce mot, parce qu'il veut dire tellement... tellement énorme, tellement grand, tellement de choses, tellement de facettes d'expression, l'idéal pour moi qui contient des multitudes. Ce n'est pas en couple que j'ai pu être moi-même, c'est en amour, et encore, mon aimée ne voyait pas tout...

Alors voilà, je ne me sens plus adapté aux gens que je rencontre, en plus de voir ce qui pourrait me rebuter, je juge aussi cette maturité sentimentale depuis quelques temps, et c'est peut-être la raison principale de ma distance avec les femmes que je fréquente.

Sans être en couple avec eux (parce que je suis respectivement hétéro, qu'il y a des incompatiblités et qu'elle m'a quitté), j'aime Baktun, Artémise et Dismyst, selon les termes définis ci-dessus, et, je pense, sans qu'il y ait de préférences pour l'un ou pour l'autre. Je ne les ai jamais comparé... ils sont ma famille de substitution.

A défaut d'amour en couple au moins ai-je cet amour là

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